
Glycémie sans piqûre : une illusion marketing dangereuse
Montres, bagues, capteurs à glisser sur le doigt… Avis aux personnes atteintes de diabète. Ces nouveaux venus de l’électronique santé prétendent mesurer la glycémie à travers la peau, sans goutte de sang, sans filament inséré, et surtout sans douleur. Des gadgets vendus pour quelques dizaines d’euros sur des sites étrangers ou des plateformes bien connues, avec une promesse alléchante, en finir avec la piqûre. Mais l’enthousiasme vire à l’inquiétude.
L ’ANSM dénonce une tromperie manifeste : « Ces appareils sont trompeurs car ils ne peuvent pas donner de valeurs de glycémie fiables, mettant ainsi en danger la santé des personnes diabétiques ». Une fausse promesse au prix potentiellement mortel. Les autorités rappellent qu’aucun dispositif fonctionnant par simple contact cutané n’a prouvé, à ce jour, ni sa fiabilité ni sa sécurité, conformément à la réglementation en vigueur. Les seuls systèmes reconnus restent les glucomètres classiques par prélèvement capillaire et les capteurs sous-cutanés validés cliniquement.
Des dangers graves : comas, admissions à l'hôpital... voire pis
L'essence même de la question dépasse l'idée d'une simple ineptie. C'est un sujet crucial : en offrant des conclusions incorrectes, ces équipements risquent de créer une fausse impression de sûreté ou de repousser les soins immédiats nécessaires. L’ANSM alerte sur « un risque considérable » de complications sévères, incluant des comas, des hospitalisations et dans certains cas, le décès lors d'une crise non repérée.
Une glycémie élevée qui n'est pas soignée peut entraîner un état d'acidocétose; tandis qu'une faible glycémie négligée pourrait causer une syncope soudaine. Dans les deux situations, les répercussions peuvent être très graves. En prétendant apporter innovation, ces dispositifs menacent le bien-être des individus les plus exposés à ces risques.
Déception jusque dans le logo : la contrefaçon des institutions
La supercherie ne se limite pas aux allégations publicitaires. Afin de donner plus de poids à leurs arguments, certains revendeurs n'hésitent pas à présenter les insignes de institutions prestigies comme l'ANSM, l'INSERM, la Fédération française des diabétiques (FFD) et la Société Francophone du Diabète (SFD).
Une méthode strictement illégale. L'ANSM indique que " Ces entités ne collaborent jamais en apposant leur logo afin de certifier ou de validar un produit. » mettant en lumière la sévérité de ces contrefaçons qui attribuent à la fraude une apparence de scientificité solide. L'objectif étant de tromper le client et de l'amener à acquérir un dispositif médical imaginaire.
Diabète : cessez d'utiliser ces dispositifs
Devant ce problème, les responsables recommandent une extrême vigilance. Ils conseillent aux utilisateurs d'arrêter immédiatement d'utiliser ces appareils s'ils en sont propriétaires, et de désactiver les fonctionnalités «glycémie» ou «blood glucose». Il est recommandé aussi de prendre contact avec les vendeurs afin de solliciter un remboursement pour l'article acheté. De plus, la DGCCRF a déjà entamé des actions visant à identifier les offres illégales et à exiger leur suppression auprès des sites web marchands.
Elle continue à surveiller ce marché malsain. De plus, les patients sont encouragés à Consulter un spécialiste de la santé, que ce soit un médecin ou un pharmacien, avant tout changement dans leur plan de surveillance du taux de glucose dans le sang. . Car lorsque l'on parle de diabète L'improvisation peut être extrêmement coûteuse.
Le diabète constitue une affection de long terme qui nécessite discipline, soutien et méthodes éprouvées. Il est tout à fait normal de souhaiter trouver un remède exempt d'injections. Pour le moment cependant, aucune technologie « non invasive » n'a réussi les tests cliniques requis. La commodité ne devrait en aucun cas surpasser la sûreté.